Un siècle bien rempli pour Marie-Thérèse Biscaras-Cocquempot

C’est à bord d’une Citroën C4 centenaire que le maire a emmené Marie-Thérèse Biscaras-Cocquempot de chez elle vers le terrain de tir à l’arc, que fréquenta beaucoup son mari, où elle a pu découvrir un chêne planté pour ses 100 ans

Puis, en mairie et en présence d’une nombreuse assistance,  Daniel Deschodt lui a dit sa joie de recevoir la centenaire, ancienne commerçante qui demeure à Watten depuis 66 ans, mais qui renouait avec ses racines en allant au club des aînés d’Eperlecques.

Marie-Thérèse Cocquempot est née à Eperlecques le 16 juin 1919. Elle a eu 4 frères et sœurs décédés à plus de 90 ans, et même à 102 ans pour l’un d’entre eux.  Elle fréquenta l’école de l’Immaculée Conception à Watten.  Avant la guerre elle fit la connaissance de Gustave Biscaras mécanicien au garage Marmin de deux ans son aîné.  Pour le retrouver, elle venait le dimanche à la messe à Watten. C’est après son retour de captivité qu’elle l’épouse à Eperlecques le 3 juillet 1945.

Une fille, Renée, naîtra de leur union. Il y eut par la suite deux petits-enfants  Catherine et Christophe et cinq arrière petits-enfants.  En 1953, Marie-Thérèse s’installe à Watten qu’elle ne quittera plus jusqu’à ce jour. Elle reprend le commerce de quincaillerie et cadeaux de Félix Clarambaux rue de Dunkerque, et ce durant 33 ans. Son mari décède en août 2000. 

Un martini et une bonne sieste

Catherine, sa petite-fille  évoqua la vie de «sa mémé, une femme un peu intrépide, heureusement qu’elle n’a jamais conduit!  Et qui a la chance de vivre  toujours chez elle, avec sa fille comme aidante» souligna-t-elle. «Une mémé qui a toujours une soif de savoir comment va tout le monde et de prendre des nouvelles de tous ceux qu’elle connait.»  Ce fut ensuite le tour de Marie-Thérèse de prendre la parole pour évoquer ses secrets de longévité et son quotidien.

«Je me lève à 8h30, après le déjeuner je lis le journal, puis je fais des mots mêlés, une activité cérébrale qu’elle pratique assidûment au quotidien.  Je prépare mon repas, sans oublier de boire un petit apéritif, un martini. J’en bois un aussi le soir,  précise-t-elle malicieusement, et mon médecin me l’a jamais interdit!   L’après-midi je fais une longue sieste, il ne faut pas venir me voir avant 5h00 du soir mais je ne me couche pas avant minuit!» ajoute-t-elle.

Marie-Thérèse a reçu de nombreux témoignages d’amitié de la part de l’assistance. Le Père Jacques Duquesne, curé de la paroisse, lui adressa une prière spéciale et lui remit un cadeau venu du Vatican: un parchemin où l’on peut lire que le Pape François accorde à Marie-Thérèse sa bénédiction apostolique à l’occasion de ses 100 ans. De nombreux cadeaux lui furent remis et beaucoup de témoignages de sympathie qui ont été accrochés à l’arbre de vie dressé dans la salle. 

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Mise à jour le:
2 juillet 2019