L’église Saint-Gilles

La tour qui date de la fin du XVe siècle est classée et a été entièrement restaurée. L’église Saint-Gilles fut fondée en 1236, suite à la décision des moines de l’abbaye Notre-Dame du Mont d’accueillir les paroissiens dans une église en contre-bas du mont.

Infos pratiques

14 rue de l’Eglise 59143 Watten plan

Contact: bureau d’information touristique de Watten
Tél. 03.21.88.27.78

Ouvert tous les jours au public de 8h30 à 18h00 (entrée libre)

* Tour-clocher inscrit monument historique le 28/12/1984

Paroisse Notre Dame du Mont, Abbé Jacques Duquesne
Tél. : 03.21.88.20.26
Site internet (horaires)

En plus de la visite libre de l’église toute l’année, des visites guidées sont habituellement organisées en été.

Le clocher-porche qui s’élève sur six niveaux est en briques de sable orné de motifs géométriques, ou runes, en brique rouge. Les linteaux, bandeaux et archivoltes sont en pierre blanche. La flèche qui surmontait la tour s’est effondrée en 1800 suite à une tempête. Saint-Gilles, fêté le 1er septembre, patron des estropiés, est invoqué contre le cancer, la stérilité féminine, la folie, les convulsions, les dépressions et les peurs enfantines. L’édifice abrite encore quelques pièces du mobilier de l’abbaye. Les vitraux du chœur sont inscrits, et l’intérieur a été entièrement rénové en 2007.

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Historique

En entrant dans l’église, le visiteur est accueilli par du mobilier du XVIIIe siècle en provenance de l’abbaye

Le portail franchi, le hall d’entrée dévoile des lambris issus du noviciat des jésuites anglais, qui occupaient l’abbaye au sommet du mont de Watten du XVIIe au XVIIIe siècle. Au plafond un trou permettait de laisser passer la corde qui servait à actionner les cloches. Une porte permet d’accéder à l’escalier, et une autre murée donnait sur une ancienne chapelle latérale. En passant la porte d’entrée de l’église, on trouve sous la tribune d’orgue de chaque côté deux bas-reliefs provenant du noviciat des jésuites. Il s’agit du Bon Pasteur et de la Vierge à l’Enfant. L’intérieur de l’église est simple et constitué d’une nef de 14 mètres de haut, munie de deux «vaisseaux» latéraux. Des colonnes assez larges, peut-être des vestiges de l’édifice d’avant le XIXe siècle, et dont certaines sont doublées au niveau de la chaire, soutiennent la nef. En haut le faux triforium est formé de baies aveugles. Au fond se trouve le chœur de l’église avec ses cinq vitraux inscrits aux monuments historiques, son autel et ses bas-reliefs du XIXe siècle. (Illustration: l’intérieur de l’église)

Le remarquable chœur de l’église mérite toute l’attention du visiteur.

Les vitraux représentent (de gauche à droite) le jugement dernier, l’adoration des bergers, la consécration de la paroisse, la cène et le calvaire, avec dans la partie inférieure les blasons et les noms des donateurs. Ces vitraux produisent un effet qui se fait sentir dès l’entrée dans l’église, grâce à leur hauteur, au dessin harmonieux des personnages, et à l’emploi judicieux de couleurs chaudes, le rouge et le jaune, et froides, le bleu. Le plus intéressant est celui du centre, rappelant la consécration au Sacré-Cœur de la paroisse en 1870, où se distinguent la tour de l’église et les ruines de l’ancienne abbaye


«La plus intéressante de toutes ces verrières, aux points de vue historique et archéologique, est celle du centre, située immédiatement derrière le tabernacle: elle rappelle la consécration de la paroisse au Sacré- Cœur, en mai 1870, par le curé Vice-doyen de cette époque, M. P. Boedt, entouré de nombreux prêtres et des membres des oeuvres de la paroisse»


Le chœur de l’église concentre quelques-uns des éléments remarquables de l’édifice

Vers 1775 le mobilier de l’abbaye en partie détruite six ans plus tôt fut transféré dans l’église de Watten. Le maître-autel du XIXe siècle provient de l’église Notre-Dame d’Angers, et a remplacé l’autel du noviciat détruit par un incendie en 1920. De chaque côté, au-dessus des stalles, deux hauts reliefs remarquables du XIXe siècle représentent le sermon sur la montagne, encadré par les statues de Saint-Joseph et de Saint-Benoît, et la multiplication des pains, entouré des statues de Jeanne d’Arc et de Saint-François-Xavier. Les deux hauts reliefs sont très délicatement sculptés et les détails sont fouillés, jusqu’aux feuilles de chêne du Sermon sur la montagne. Ils sont surmontés de clochetons de style gothique, et de corniches aux moulures finement ciselées. Les bancs de communion du chœur proviennent aussi du noviciat des jésuites du XVIIIe siècle. Les parties latérales ont été parfaitement calquées sur la partie centrale et sont plus récentes. Du noviciat le chœur de l’église garde aussi un pupitre sur lequel est marqué IHS dans un médaillon, une crédence, table mobile servant à placer les objets de culte, et un tabor, support qui sert à poser l’ostensoir. (Illustration: le Sermon sur la Montagne)


Du mobilier issu du noviciat des jésuites

Le confessionnal dans la nef gauche, issu du noviciat des jésuites, date du XVIIIe siècle. Imposant et austère, il est néanmoins riche en détails et sculptures de l’art baroque. En médaillon dans le tympan du meuble massif est sculptée une figure de pape, portant d’une main la croix papale à triple bras et de l’autre des clefs symboliques de Saint-Pierre. Le buste reliquaire de Saint-Gilles dans la nef droite provient aussi de l’ancienne abbaye du XVIIIe siècle. De nombreuses illustrations sont gravées sur le bois polychrome devant et derrière, dont une scène fameuse de la vie du saint, lorsque dans sa grotte il protégea des chasseurs sa biche apprivoisée et blessée par une flèche. Le buste était autrefois porté en procession lors de la neuvaine à Saint-Gilles. Le grand calvaire entourant les fonts baptismaux et situé à droite du buste de saint Gilles, est issu en partie de l’ancien noviciat. Datant du XVIIIe siècle, il se détache de la fresque plus récente et peinte en 1913. Les statues en bois représentent la Vierge et Saint-Jean entourant le christ. La Piéta et le Portement de croix sont des statues en plâtre, plus récentes (XIXe siècle). (Illustration: le grand calvaire)


Sur la route des retables de Flandre

Le retable sud est dédié à Saint-Gilles et date de 1885. La statue de Saint-Gilles est entourée de deux anges. Le retable nord, du XIXe siècle, est plus ancien et de style néogothique. Il est dédié à la Vierge, avec deux bas-reliefs représentant l’Annonciation de l’Ange Gabriel (à droite) et la Remise du rosaire à Saint-Dominique (à gauche). (Illustration: le buste de saint Gilles)


Saint Gilles est le patron de l’église de Watten, invoqué contre la peur, les orages, les incendies, les maux de tête, les convulsions, et l’épilepsie. Saint Gilles est fêté le 1er septembre et fait toujours l’objet d’une neuvaine


Un lieu de dévotion populaire

La Vierge à la Quenouille est une sculpture d’Yves Coëtlogon datant de 1951, offert à la paroisse par la famille Vandesmet, propriétaire de l’ancienne filature de lin. Dans la nef, à droite, se trouve la chaire de vérité, œuvre réalisée en 1900 par Augustin Colesson, sculpteur à Wormhout. La chaire n’est pas adossée à une colonne mais placée au centre d’une arcade de la nef centrale. Elle repose sur un pied à colonnettes et sur une double volée d’escaliers. Sur chaque panneau de la cuve sont sculptées des figurations des vertus théologales: la foi, l’espérance et la charité (toutes les trois assises), entourées par les statuettes des évangélistes (quatre et debout), avec sur le dorsal Saint-Pierre et Saint-Paul à côté des Tables de la loi. L’abat-voix est en forme de petit clocher et s’élance pour atteindre le triforium. Une colombe est sculptée dans la face intérieure. Autour de la grotte de Lourdes, lieu de dévotion populaire réalisé avec des tuiles et des drains (témoignages de l’industrie des tuileries à Watten), se trouvent les statues de Sainte-Rita, Sainte-Thérèse et Saint-Antoine de Padoue. Un orgue de type «symphonion-orchestrion» a été installé en 1845 sur sa tribune. L’orgue actuel date de 1928. (Illustration: la grotte de Lourdes)


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