Un renouveau religieux dans la Flandre Maritime

En 1097, le sanctuaire est placé sous le nouveau vocable de Notre-Dame par Lambert de Guines, évêque d’Arras.

La mère de Robert le Frison, la douairière [1]. Adèle, fille de Robert, roi de France, y posa la première pierre. Robert II de Jérusalem vint visiter la prévôté [2], y laissant de précieuses reliques rapportées de Terre Sainte. Thierry d’Alsace, comte de Flandre, fit de ce monastère, restauré par ses soins, son séjour préféré. Il y sera enseveli après sa mort, survenue, le 17 janvier 1168, à Gravelines. Le monastère reçut, également, la visite du célèbre martyr anglais, saint Thomas Becket. L’abbaye Sainte-Marie-du-Mont, appelé encore Notre-Dame-de-Watten, sera successivement sous la juridiction de vingt-neuf prévôts ou abbés. C’est du XIIIe siècle, vers 1236, que date la première église paroissiale dédiée à saint Gilles. Watten, objet autrefois de pèlerinages en renom, a conservé une vénération particulière pour ce saint.

Pendant les quatre siècles qui suivirent, jusqu’au traite de Nimègue (1678), Watten dut subir les discordes et les guerres incessantes opposant les comtes de Flandre, les Anglais, les Espagnols et les rois de France. En 1296 et 1297, Philippe le Bel envahit la Flandre par deux fois. De son côté, Robert II, comte d’Artois, attaqua Watten, et s’en empara. C’est là qu’il reçut le serment de fidélité au roi de France des députés de Bergues et de Bourbourg. Près de deux milles flamands furent défaits par les français de Miles X de Noyers lors d’une bataille qui eut lieu le 26 décembre 1302, au pied de l’abbaye fortifiée. En 1315, le comte Robert de Béthune donna à la ville de Watten une organisation municipale. Auparavant, le seigneur de Watten, tout à la fois chef militaire et civil, prélevait, à sa guise, les tailles sur les produits du sol. En 1318, le premier échevin prit le nom de mayeur, qui sera appelé plus tard bourgmestre.

[1] Adèle (morte vers 1080), fille de Robert Le Pieux, épouse de Baudoin V de Flandre. Douairière : venue de famille royale

[2] Le mot prévôt a d’abord été employé pour désigner toute personne ayant une autorité, laïque ou ecclésiastique. Par la suite, ce titre servit principalement à désigner divers magistrats civils, et judiciaires. La prévôté était la désignation de cette fonction ou le territoire où s’exerçait cette juridiction.


 Installez notre application PanneauPocket

 Pour suivre toutes les actualités cliquez-ici

 Abonnez-vous à notre lettre d'information

Retrouvez-nous sur notre page Facebook et Twitter

 Partager sur:

Facebook Twitter Pinterest Linkedin


 Envoyer par email

 Lien direct

 Imprimer

Créé le:
5 mars 2017